#RECONVERSION PROFESSIONNELLE 78| PASCALINE, RÉDACTRICE WEB, OU COMMENT TROUVER UN TRAVAIL COMPATIBLE AVEC SES CONTRAINTES

Optimistmampreneur annonce sa bio sur Instagram ! 
Promesse tenue pour Pascaline, alias @crazy_cocotte. Sur son compte, elle mixe vie pro et vie perso avec beaucoup d’humour et surtout une authenticité qui fait plaisir dans le monde filtré d’Instagram.
Ex-infirmière, Pascaline, 34 ans, nous raconte comment elle est devenue rédactrice Web et son quotidien en Turquie où elle est expatriée aux côtés de son mari. Un bel exercice d’équilibriste entre ses missions et ses 4 enfants de 2 et 10 ans.

Pascaline, infirmière devenue rédactrice Web
Pascaline Olivier, rédactrice Web et fondatrice du blog Crazycocotte

Intéressé.e par les métiers du Web ? Allez lire les témoignages de Claire devenue community manager, Anne-Catherine qui a créé son agence de communication avec son mari ou Anne-Sophie, reconvertie en web-designeuse.

Pascaline, que faisais-tu dans ton ancienne vie professionnelle ?

J’ai exercé la profession d’infirmière pendant quelques années après l’obtention de mon diplôme, dans différents services d’urgence : réanimation, psychiatrie, bloc opératoire. Au début à temps plein lorsque je n’avais pas d’enfants puis à 80% pour terminer à mi-temps. 
Pendant le premier confinement, j’ai retravaillé en médecine et soins palliatifs après un arrêt complet de 7 ans.

Qu’est-ce qui a motivé ton changement de carrière vers la rédaction Web ?

Après la naissance de mon deuxième enfant, j’ai décidé de prendre un congé parental un peu long. Mon mari était très absent et concilier un travail prenant avec deux enfants en bas âge et seule devenait compliqué. J’étais résolue à prendre du temps pour nous. Ce que j’ai fait pendant 2 ans.
Un déménagement et un enfant plus tard, seule, dans une nouvelle région, mes kilos de grossesse chevillés au corps et donc pas très bien dans ma peau, j’ai ressenti le besoin de trouver un exutoire.
Le blog Crazy Cocotte, anciennement Les pieds dans l’O, est né en 2013. J’écrivais sur tout ce qui me passait pas la tête, des chroniques de mon quotidien de maman, des recettes, je rencontrais des mères de famille pour discuter de leur organisation et le retranscrire par écrit.
Ce blog m’a apporté une bouffée d’oxygène et d’ouverture aux autres absolument géniale.

Le blog de Pascaline, reconvertie comme rédactrice Web
Le blog crazycocotte.com

Rebelote, un enfant et un déménagement en région parisienne plus tard, il m’a semblé vital pour ma santé mentale, de retravailler et je me suis mise à la recherche d’un job d’infirmière. Nouveau constat, avec 4 enfants et un mari toujours si pris par son travail, la chose était compliquée.
En parallèle, j’avais postulé en tant que rédactrice web pour divers médias, journaux féminins et un webzine family friendly. Les rédactrices habitaient près de chez moi et nous avons commencé à collaborer sur des sujets tournant autour des enfants, des sorties en famille dans la région, etc.  Un passe-temps génial mais, à l’époque, je n’imaginais pas que cela pouvait aller plus loin… 

Un peu désespérée par ma recherche infructueuse du job parfait, je me suis décidée à faire appel, grâce au travail de mon époux, à un service d’aide pour les conjoints.
La personne en charge de mon dossier a compati en entendant mes difficultés, évidemment le job de mes rêves n’existait pas en revanche il lui semblait évident que j’en avais déjà un… l’écriture, la rédaction Web !

J’avais l’impression que je ne m’étais jamais autorisée à y songer avant . Ce jour-là, cette femme m’a ouvert les yeux : “Mais oui, madame, c’est un vrai métier et cela collerait parfaitement avec vos contraintes familiales…

Comment as-tu concrétisé cette reconversion et créé ce travail sur-mesure ?

Écrire, c’était chouette, mais je n’avais aucune idée de la marche à suivre pour en faire un vrai travail. J’étais parasitée par un syndrome de l’imposteur gigantesque dû à mon manque de formation.
Il était inconcevable que je me lance sans me former au préalable, ce que j’ai fait en décrochant, grâce à Pôle Emploi, deux formations chez Livementor en Copywriting et Marketing Digital. 
Découvrir le milieu du freelancing a été passionnant, je me suis abreuvée de podcasts sur le sujet, j’ai appelé beaucoup de monde pour avoir des avis sur le positionnement, les tarifs,… et grâce à son podcast Young, wild and Freelance, j’ai pu faire partie de la cohorte test de la formation “construire ses offres” de Thomas Burbidge.

Deux mois pour réfléchir en profondeur à mon client idéal, à ce que je voulais vraiment faire. La rédaction web ne me suffisait plus en terme d’interactions sociales et j’avais envie de faire partie d’un processus plus large, pour aider mes clients à établir leur stratégie éditoriale en plus de la rédaction de leurs contenus.
Cette formation m’a permis de créer les ateliers que je propose maintenant aux entreprises sur la définition de leur client idéal, la mise en place de leur ligne éditoriale et des plannings pour leurs différents réseaux, la prise en main d’Instagram, etc.

Le quotidien d'une mère de famille devenue rédactrice Web
Le compte Instagram de Pascaline @crazy_cocotte

Aujourd’hui, comment définirais-tu ton offre ?

Dans un premier temps, j’ai écrit des articles pour des web magazines féminins puis grâce à la formation de Thomas, j’ai commencé à animer des séances de coaching auprès des entreprises. Mes clients viennent principalement à moi grâce au bouche-à-oreille.

Je me suis formée aussi au montage vidéo pour agrandir mes propositions de création de contenus, les choses se sont développées petit à petit. Un jour, une cliente, au sortir d’un atelier sur sa ligne éditoriale, m’a dit qu’elle manquait de temps et qu’elle aimerait beaucoup que je gère ses réseaux sociaux. En avant ! Je suis devenue community manager !

Je cherche encore une façon de réunir sous un seul nom toutes mes casquettes de consultante, rédactrice web, community manager et plus récemment chargée de relation presse 😉

Quels sont les plus et les moins de cette reconversion ?

Clairement, c’est le mode de travail le plus adapté à ma situation familiale d’expatriée avec 4 enfants, dont 3 à l’école à la maison et un mari courant d’air. Je dispose d’une liberté totale sur mon planning, le choix de mes clients, mes horaires, etc. Je découvre et accompagne les projets de mes clients, je suis en perpétuelle recherche de nouveautés, de sujets intéressants, je me tiens informée et j’aime vraiment les réseaux sociaux pour cela. Instagram notamment a vraiment facilité les rencontres avec les autres.

Même si je garde des contacts étroits avec mes clients et mon réseau, le travail d’équipe me manque, tout comme le fait de ne pas pouvoir claquer la porte le matin pour aller au boulot. Il est parfois difficile de faire abstraction des tâches à réaliser pour la maison ou des enfants qui crient derrière.
Le côté financier est à prendre en compte également. Surtout au début, les rentrées d’argent peuvent être très fluctuantes, ce qui est assez stressant. 
Je ne vis pas encore de mon activité, mais c’est assumé. Avec 3 enfants en “école à la maison” et un confinement qui dure toujours partiellement ici, je dispose d’un temps plus restreint pour travailler. J’ai donc le salaire correspondant à la charge de travail que je suis en mesure de fournir.

Y a-t-il des choses que tu regrettes de ta vie d’avant ?

Ce que je trouve difficile dans ma nouvelle vie n’est pas lié à mon travail, mais déteint fortement dessus.
Expatriation + confinement + école à la maison… parfois, j’avoue que j’aimerais claquer la porte le matin pour aller passer la journée à travailler à l’hôpital, comme avant…
Mais ce nouveau travail est taillé pour moi, cela engendre une émulation intellectuelle géniale, je découvre et vis des projets avec mes clients et j’ai la chance d’avoir des collaborations à long terme vraiment intéressantes et fructueuses.

Pour découvrir l’univers de Pascaline, rendez-vous sur son blog : crazycocotte.com et sur Instagram : @crazy_cocotte .

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